Cette année on s'est dit qu'on retournerait bien sous les tropiques.
Vissés devant l'écran de l'ordinateur, on s'est donc mis à la recherche DU billet d'avion à prix canon qui nous permettrait de partir sans manger des nouilles pendant les 6 mois suivant notre
retour...
Nos critères : en Asie (on y goute une fois et le mal est fait...), et avec des plages parce qu'on a du mal à concevoir des vacances si on peut pas se baigner à l'occasion.
Et puis voilà : 2 Paris-Singapour pour 960€ avec Qatar Airways trouvés sur Go Voyage. C'est donc parti pour 18 jours en Malaisie.
La Malaisie on connait déjà un tout petit peu pour y avoir passé 2 semaines il
y a 4 ans. A l'époque on s'était contentés de KL, Langkawi et, juste au-dessus en Thailande, le parc marin de Tarutao avec l'île de Ko Lipe (haaaa Ko Lipe...).
Ce coup-ci on prévoit donc de remonter de Singapour vers Malacca, puis Kuala Lumpur.
Ensuite direction les Cameron Highlands, les Perhentian ; puis descente vers Singapour avec un stop à Tioman. Le tout en bus.
Notre itinéraire a changé 10 fois et de toute façon on ne le respectera pas. Mais moi, avoir un itinéraire, ça me rassure!
La nouveauté cette année c'est, qu'après réflexion, on va essayer de passer le premier niveau de plongée PADI sur les Perhentian. Stéphanie a déjà plongé à Mayotte et en garde un souvenir
impérissable. Quant à moi ce sera la première fois ; jusqu'à maintenant j'étais abonné au snorkeling. Et puis j'ai fait faire un masque à ma vue et je vais donc, pour la première fois, voir net
sous l'eau. Les myopes comme moi comprendront mon impatience.
Alors voilà : dans 10 jours c'est parti. J'ai un joli petit carnet de voyage pour pallier à ma mémoire défaillante, un stylo tout neuf et une monumentale envie de me goinfrer de brochettes
satay...
Il neige!
Depuis 2 mois, le printemps donne l`impression d`être déjà là et voila que le jour du départ, quelque part entre Montpellier et Paris, par la vitre du TGV, il neige!
La journée s`annonce très longue : lever à 4h45 : voiture pour Montpellier, tram jusqu'à la gare, TGV vers Paris, métro pour Roissy, vol avec escale à Doha, et enfin
Singapour. Ouf! On est parti pour plus de 24 heures de trajet avant de s`écrouler au Hanghout hotel de singapour où on a finalement réservé une chambre juste avant de partir.
Alors voilà, Stereophonics dans les écouteurs puisque cette année on emporte un walkman, c`est parti...
Des chevaux galopent dans la neige, c`est le printemps et l`anniversaire de mon père, je l`appellerai de l`aéroport...
1h20 - Aéroport de Doha .
Finalement ce ne sera pas 24 heures mais beaucoup plus.
Le vol pour Singapour a 4 heures de retard. Stéphanie semble dormir sur une des banquettes de la "quiet room" mais moi : impossible, alors j`écris! Je viens d`envoyer un mail au Hangout pour
confirmer notre venue mais avec quelques heures de retard. Et ils ont répondu : la magie du net!
L`aéroport de Doha est très curieux. Comme il est principalememt fréquenté par Qatar Airways, les occidentaux sont très minoritaires et les passagers en transit forment un panel des pays
desservis pas la Qatar et qu`on a pas l`habitude de voir dans les aéroports internationaux "classiques" : pakistanais, indiens, afgans, pays du golfe... Le tout au milieu des locaux en "tenue
d`émir" (ca doit avoir un nom que je connais pas!) et des femmes voilées des pieds a la tête...
19h10 Singapour.
En fin de compte, on a pris 7 heures de retard. Pour les 3 dernières heures d`attente, on a eu le "privilège" de pouvoir accéder au salon de Qatar Airways avec canapés moelleux, moquette, bouffe
et boisson à volonté, etc...
Stef arrive à s'assoupir mais moi : impossible... Alors pour patienter je la prends en photo en train de dormir!
On atterit finalement à Singapour où on prend un taxi pour l`hotel (35S$, pas en état de négocier).
L`hôtel est très agréable pour ce qu`on en voit : très clean, déco design, personnel accueillant, salle internet, projections de films le soir, petit dej à volonté. Ambiance tres djeuns,
quartier tranquille (106S$ en réservant sur internet).
Dommage de pas en profiter : on va directement de l'accueil à notre chambre où on s'écroule jusqu'au lendemain matin...
Ce matin, lever un peu dans le brouillard et pas le temps de trainer. On prend le petit dej en
vitesse à l'hôtel et un taxi (6S$) jusqu'à Levendra Bus Station pour prendre le bus pour Malacca. On essaie d'appeler de l'hôtel pour réserver nos places mais ça répond pas.
Arrivés à la station, le bus de 8h00 est plein!
J'ai le sentiment que les dieux des transports ne sont pas avec nous en ce moment! Mais bon, il reste des places dans celui de 9 h00. Ca nous fait qu'un heure à trénailler autour des
bus.
Plusieurs bus appartenant à différentes compagnies partent en fait pour Malacca toute la matinée, quasiment toutes les demi-heures.
Pour 16S$ par personne nous voila donc partis pour Malacca ; un peu moins de 5 heures de routes avec un arrêt bouffe-pipi au milieu. L'arrêt sera uniquement pipi en ce qui nous concerne
parce qu'on a pas changé un seul ringgit avant de partir! Pas trop malin ça...
L'arrivée à Malacca se fait à Central Station, station de bus un un peu excentrée et entourée d'un petit centre commercial où on trouve de tout. Il faut ensuite prendre un taxi pour le
centre-ville et Chinatown (15RM).
A Chinatown il y a des hôtels partout. On descend au Baba House, Jalan
Tun Tan Cheng Lock, hôtel bien connu des guides touristiques. Le cadre est très joli, c'est une vieille maison de style baba avec déco et meubles à l'avenant, l'entrée et la cour sont très
belles et l'accueil est sympa. Seules les chambres sont assez banales (96 RM).
En tout cas, ca y est, on est enfin en vacances!
On peut poser ces foutus sacs, mettre des tongues et aller se balader...
On passe l'aprem dans le centre de Malacca où les batiments de tyle colonial cotoient les temples du quartier chinois arpentés par les rickshaws. Angleterre, Inde, Chine ? On sait plus très
bien où on est et ces contrastes sont assez agréable!
Les rickshaws sont là exclusivement pour les touristes. Ils sont couverts de fleurs en plastiques, certains sont lumineux le soir et quelques uns disposant même d'autoradio et ampli balancent de
la pop asiatique à fond le long de leur passage!
Le soir, China town qui parait morte durant la journée s'illumine et s'anime : des vendeurs et des étals se posent partout, les lampions s'allument, la musique surgit de nulle part et des
odeursn des plus alléchantes aux plus repoussantesn viennent nous titiller les narines.
La foule finir enfin par remplir les rues : on est bien à Chinatown!
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