Watercolor of a little street in the village where I live...
Petit déjeuner copieux, avec en prime des cerises sur la table
(j'aime cet hôtel) et départ ce matin pour la forêt de Bucaco, juste au dessus de Luso.
Comme on n'est pas en haute saison, l'entrée est gratuite. Cette forêt, immense, a été plantée après le 18ème siècle d'un nombre inouï d'espèces ramenées des colonies portugaises et des voyages de leurs grands navigateurs. Plus de 700 espèces différentes dans ce qui est devenu une véritable jungle. C'est magnifique.
Et puis au milieu de la forêt, le Buçaco Palace Hôtel, ancien rendez-vous de chasse (un véritable château en fait) posé devant un petit jardin à la française (je crois..). L'architecture est surréaliste et de riches clients prennent leur petits déjeuners en essayant d'oublier les touristes qui comme nous admirent l'édifice!
On repart ensuite pour Aveiro, petite ville traversée par des canaux avec des sortes de gondoles qui naviguent dessus. Il y a de très belles maisons art nouveau des azulejos un peu partout. On emprunte des vélos mis gracieusement à disposition pour se balader un moment et on goute les spécialités locales, les ovos mollos, sortes de tartes aux œufs un rien écœurantes..
Dernier arrêt ensuite à Costa Nova où le ciel s'est couvert. De drôles de maisons rayés un peu partout mais une ambiance "hors saison" un peu tristounette avec le ciel gris.
Voilà, c'est fini, on retourne à Porto où on rend la voiture pour finir par s'écrouler à l'hôtel tout contre l'aéroport dont on repartira demain matin...
Aujourd'hui, on prend l'autoroute direction le nord. Mêmes paysages qu'à l'aller qui nous donnent encore plus envie de nous perdre dans la campagne et les villages qu'on aperçoit. Mais ce sera pour une prochaine fois...
Il y a une variété d'arbres que je ne m'attendais pas à trouver ici : chênes lièges, conifères te résineux en tout genre, eucalyptus, palmiers divers et variés, oliviers, etc, etc...
Et puis bien sûr sur la voie de gauche de l'autoroute, les éternels trous du cul en berlines allemandes, pieds au plancher et phares allumés...
Premier arrêt à Coimbra, ville universitaire et ça se voit. Beaucoup de monde dans les rues, beaucoup de jeunes surtout, et moins de touristes, en tout cas à cette saison.
L'université est étonnante, bâtie sur une colline surplombant la ville. On se ballade un moment dans la vieille université, très belle avec des couloirs tapissée d'azulejos et des très jolies cours intérieures. ce qui est assez drôle c'est que l'université est en activité et qu'on se promène au milieu des étudiants, des secrétariats, etc... La bibliothèque est particulièrement délirante, toute tapissée de bois, d'or, de cuir et de peinture... La vieille ville elle-même est aussi très belle avec bien sûr... des escaliers partout!
Direction ensuite Penacova où la vue depuis la place du village est surprenante : une vallée verte avec des gorges, des forêts et, au fond, une rivière....
On continue ensuite jusqu'à Luso, gros village thermal très agréable. On trouve une chambre à la Pensao Astoria pour 30 euros avec petit déjeuner. C'est un hôtel comme je les aime : désuet,
plancher en bois, juste quelques chambres par palier, le petit resto à côté et l'accueil sympa... Seul point négatif : les lits sont assez défoncés, et dans toutes les chambres d'après ce que
j'ai pu voir…
On mange à l'hôtel une délicieuse daube de chèvre. On prend une demi-portion chacun, dieu merci vu la taille de ce qui arrive dans l'assiette!!!
Aujourd'hui, dimanche, on prend notre petit dej au son des cloches. Dans le clocher juste en face de l'hôtel, un bonhomme s'obstine à vouloir jouer Oh when the saints en tapant sur les
cloches. Visiblement, il ne dispose pas de toutes les notes nécessaires au morceau et le résultat est une sorte de bouillie sonore assourdissante qui n'en finit plus...
Le temps est maussade aujourd'hui, donc direction Faro . Le centre ville est très joli avec des façades très délabrées et de beaux azulejos.
Dommage que tout soit fermé parce qu'on dirait une ville morte (note à moi-même : ne jamais visiter une ville le dimanche...).
Par contre il y a des cigognes qui nichent un peu partout ce qui est assez réjouissant.
On file ensuite vers Querença, minuscule village tout blanc perché à quelques kilomètres où l'unique café de l'unique place offre une ombre apprécié vu que le soleil est présent dans l'intérieur
des terres.
Retour à Albufeira où les nuages sont toujours présents. On ne se baignera pas pour notre dernier jour sur la côte.